J'ai écrit plusieurs articles sur l'histoire de l'école jusqu'à maintenant, ainsi que sur ses directeurs et directrices. J'ai également mentionné le nom de certains de ces bâtisseurs. Un des noms qui revient fréquemment est celui d'Israël Pitre. Dans les années 1950 et 1960, cet homme a été très actif derrière la gestion de l'école.
Vous avez probablement entendu parler d'Eugène Thériault et un peu d'Arthur Pinet lui-même. Ils ont eu leur rôle à jouer dans l'histoire de l'école. Toutefois, c'est Israël Pitre qui est derrière sa construction même, bien avant que ces deux hommes n'entrent dans le portrait. Si vous ne l'avez pas connu, ce billet est pour vous! Encore une fois, si vous avez de l'information supplémentaire ou que vous remarquez certaines erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.
mardi 13 décembre 2016
mardi 15 novembre 2016
Grandir à l'école Arthur-Pinet - La vie à l'école
Vous êtes-vous déjà demandé comment on écrivait les manuels d'histoire? En fait, tout commence par l'étude de documents. Ces documents sont écrits par le commun des mortels. Ainsi, une lettre d'un soldat à la guerre à sa fiancée, par exemple, peut nous en dire beaucoup sur les conditions de vie des soldats sur le champ de bataille. Lorsque l'historien étudie ces documents, il les met en contexte, c'est-à-dire, en liant d'autres documents écrits à la même époque. Ensuite, comme un casse-tête, on reconstruit pièce par pièce l'histoire de l'époque étudiée. C'est tout un travail!
Revenons à ces documents. Ces documents sont produits par les témoignages de gens qui ont vu des événements historiques ou simplement vécu à l'époque mentionnée.
Cette partie sera un peu différente des autres que j'ai déjà écrites. Cette partie sera mon témoignage. Je vous ferai visiter la vie scolaire à l'aide d'images qui sont gravées dans ma mémoire.
Revenons à ces documents. Ces documents sont produits par les témoignages de gens qui ont vu des événements historiques ou simplement vécu à l'époque mentionnée.
Cette partie sera un peu différente des autres que j'ai déjà écrites. Cette partie sera mon témoignage. Je vous ferai visiter la vie scolaire à l'aide d'images qui sont gravées dans ma mémoire.
dimanche 23 octobre 2016
Grandir à l'école Arthur-Pinet - Ceux et celles qui nous ont guidés (2 de 2)
Pour le lecteur ou la lectrice qui suit le cheminement de ce blogue, veuillez noter que cet article commence en 1991. Pour les années 1960 à 1991, référez-vous au billet précédent.
dimanche 16 octobre 2016
Grandir à l'école Arthur-Pinet - Ceux et celles qui nous ont guidés (1 de 2)
Il y a 10 ans, je commençais mes études pour devenir enseignant. Étant jeune et un peu naïf, je ne savais pas que je m'embarquais dans une vocation parmi les plus nobles, celle d'enseignant. À
l'époque, j'avais décidé ainsi parce que j'aimais travailler avec les gens et que j'avais une très grande admiration pour mes enseignantes et mes enseignants, surtout à cause du beau travail qu'ils faisaient avec nous, les élèves. J'ai même été stagiaire et suppléant à cette école, lors de mes études en éducation de 2006 à 2011.
Mais qui sont ces gens derrière l'école Arthur-Pinet? C'est ce sujet que j'aborderai lors de mes prochains 2 billets.
Mais qui sont ces gens derrière l'école Arthur-Pinet? C'est ce sujet que j'aborderai lors de mes prochains 2 billets.
« Enseigner, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu. » - Michel de Montaigne
jeudi 29 septembre 2016
Grandir à l'école Arthur-Pinet - Vous avez dit, la petite école d'Eel River?
Pourquoi parler de la petite école d'Eel River Crossing? Pourquoi est-ce important dans nos vies de comprendre l'histoire d'une école de la sorte? Peut-être vous êtes-vous posé ces questions en vous demandant quelle mouche m'avait piqué lorsque j'ai voulu écrire des articles sur une école primaire. Pourquoi n'aurais-je pas pu parler d'Hillary et de Donald ou bien de Brad et d'Angelina comme tout le monde en ce moment, au lieu de parler d'une petite école dans un petit village oublié d'Amérique du Nord.
Parce que chaque personne commence son chemin à quelque part... Et que souvent, le début du chemin est souvent le plus nébuleux dans nos souvenirs, mais c'est le moment le plus important, puisque c'est précisément à ce moment là que nous avons décidé d'entamer le chemin et que nous avons connu nos premières chutes malgré la décision de continuer d'avancer.
Derrière chaque grand homme et chaque grande femme, il y a une petite école, un petit village, un quartier populaire ainsi qu'une poignée de gens bien ordinaires qui agissent à titre de mentors extraordinaires. Je ne suis qu'un homme comme un autre, mais je dois tout ce que j'ai à ce petit village et à ces gens à qui je dois mes valeurs et mes réussites.
Dans ce billet, je ferai un petit tour guidé d'Eel River Crossing, pour ensuite me concentrer sur l'histoire de l'école Arthur-Pinet.
Bien que son nom soit anglophone, le village d'Eel River Crossing est composé d'une majorité de francophones. La plupart de ces gens se disent de descendance acadienne.
Pour comprendre Eel River Crossing, il faut comprendre les différents éléments qui forment cette communauté. D'ailleurs, l'ancien logo du village illustre bien ces éléments
Au cours des années, le village s'agrandit et la population augmenta. Dans les années 1980, l'école était remplie à capacité et il fallut ajouter des roulottes pour les élèves d'extra. Il y avait à l'époque plus de 200 élèves. C'est alors que sous les rennes du directeur Eugène Thériault, qu'on décida de construire une rallonge, avec une bibliothèque moderne, un gymnase/cafétéria/auditorium, une salle de musique et des bureaux autour de 1988 et 1989. Le gymnase fut nommé en l'honneur de Monsieur Thériault, qui mourut au début des années 1990.
Au tournant des années 2000, la population scolaire chuta dramatiquement. En l'espace de 15 ans, on passa de 200 élèves à moins de 100. Il en fut de même pour les autres écoles de la région. C'est alors qu'on commença à parler de construire une école régionale. Cette école fut terminée en 2011 à Balmoral, ce qui marqua la fin officielle de l'École Arthur Pinet. À l'automne 2011, le bâtiment était vide.
Dans les années qui suivirent, il y eut beaucoup de discussion concernant l'avenir du bâtiment. Toutefois, rien ne fut accompli et l'ancienne école tomba en décrépitude. La moisissure rongeait le tout. C'est alors qu'en 2015 il fut décidé de la démolir. À l'été 2016, l'école Arthur-Pinet n'était plus qu'un souvenir du passé...
À suivre - Le prochain billet portera sur ceux et celles qui ont enseigné et travaillé dans cette école.
| L'école Arthur-Pinet en 2014 |
Derrière chaque grand homme et chaque grande femme, il y a une petite école, un petit village, un quartier populaire ainsi qu'une poignée de gens bien ordinaires qui agissent à titre de mentors extraordinaires. Je ne suis qu'un homme comme un autre, mais je dois tout ce que j'ai à ce petit village et à ces gens à qui je dois mes valeurs et mes réussites.
Dans ce billet, je ferai un petit tour guidé d'Eel River Crossing, pour ensuite me concentrer sur l'histoire de l'école Arthur-Pinet.
Le centre du village en 2016
Crédits : Robert Hachey, Youtube
Crédits : Robert Hachey, Youtube
Eel River Crossing, "pour les nuls"
Peut-être avez-vous déjà entendu parler d'Eel River Crossing, que ce soit par la visite de ce petit village ou bien par un ami. Pour être précis, ce petit village de 1 300 habitants (ici, j'exclus Dundee, puisqu'au moment où l'école fut en opération, Dundee ne faisait pas encore partie de la communauté) se trouve quelque à une vingtaine de kilomètres à l'est de Campbellton et à environ 80 km à l'ouest de Bathurst. Ce petit village est situé à proximité de la ville de Dalhousie, le point le plus au nord du Nouveau-Brunswick.Bien que son nom soit anglophone, le village d'Eel River Crossing est composé d'une majorité de francophones. La plupart de ces gens se disent de descendance acadienne.
- Consultez Eel River Crossing sur Google Maps
| Le noyau "urbain" du village |
| Ancien logo du village |
Pour comprendre Eel River Crossing, il faut comprendre les différents éléments qui forment cette communauté. D'ailleurs, l'ancien logo du village illustre bien ces éléments

La rivière Eel
D'abord, on peut parler de la rivière. C'est l'endroit qui a donné le toponyme du village. Dès le début de son histoire, la rivière a été importante, soit que ce soit pour le transport, pour la pêche ou pour le loisir. Bien entendu, on y trouvait des anguilles dans cette rivière.
| La brigade d'incendie d'Eel River C. |
En second lieu, la brigade des pompiers. La brigade est, depuis 1948, la fierté du village. Très efficace, elle a toujours été là pour servir, même au niveau international (rappelez-vous de l'accident d'avion de 1996... Je connais assez bien la brigade et ceux qui la fréquentaient, puisque mon père était pompier volontaire. Pour tout dire, vous raconter l'histoire des gens qui la fréquente me permettrait d'écrire la télésérie "Cheers" à l'acadienne. Notons que le chef Maurice Bujold compte plus de 30 années de service en poste, ce qui lui a valu le prix de citoyen de l'année 2016. D'ailleurs, en 2017, ce dernier cumulera 50 ans de service en tant que pompier volontaire.
| Église Ste-Trinité d'Eel River Crossing |
Troisièmement, l'église Ste-Trinité. Comme le village renferme une majorité de catholiques, ce n'est pas une coïncidence si cette église figure sur le logo du village. Construite en 1965, pour remplacer une église trop petite, elle a vu de nombreuses personnes s'y rendre, s'y marier et même, enterrées. J'ai beaucoup de mémoires de cet endroit, plusieurs très heureuses, mais certaines un peu tristes, dans le cas des enterrements par exemple.
Finalement, on retrouve le symbole de l'école Arthur-Pinet. Ce sont un petit garçon et une petite fille séparés par un enseignant (avec les mains d'un guide), installé sur un livre qui représente le Savoir. C'est le sujet de cette série de billets.
Sans oublier la croix, qui représente la traverse (en anglais, crossing). C'est le chemin de fer qui traverse notre village depuis 1874 qui a donné le nom "crossing" à Eel River Crossing.
D'autres lieux importants du village pourraient être la salle paroissiale (la fameuse "salle bleue ou beige", construite en 1948), le Participarc, la patinoire avec toit couvert, etc. Sans oublier les multiples commerces et industries qui se trouvent un peu partout.
Un bref historique de l'école
En 1960, on a décidé de construire une école moderne en face de l'église catholique Ste-Trinité. Cette école devait héberger des élèves de la 1re à la 9e année, venant de tous les coins du village. Je dois rappeler que le village d'Eel River Crossing était autrefois beaucoup plus petit qu'aujourd'hui. On donna un nom à cette petite école, celui d'Arthur Pinet, un sous-ministre œuvrant sous le gouvernement libéral de Louis J. Robichaud.Au cours des années, le village s'agrandit et la population augmenta. Dans les années 1980, l'école était remplie à capacité et il fallut ajouter des roulottes pour les élèves d'extra. Il y avait à l'époque plus de 200 élèves. C'est alors que sous les rennes du directeur Eugène Thériault, qu'on décida de construire une rallonge, avec une bibliothèque moderne, un gymnase/cafétéria/auditorium, une salle de musique et des bureaux autour de 1988 et 1989. Le gymnase fut nommé en l'honneur de Monsieur Thériault, qui mourut au début des années 1990.
Au tournant des années 2000, la population scolaire chuta dramatiquement. En l'espace de 15 ans, on passa de 200 élèves à moins de 100. Il en fut de même pour les autres écoles de la région. C'est alors qu'on commença à parler de construire une école régionale. Cette école fut terminée en 2011 à Balmoral, ce qui marqua la fin officielle de l'École Arthur Pinet. À l'automne 2011, le bâtiment était vide.
Dans les années qui suivirent, il y eut beaucoup de discussion concernant l'avenir du bâtiment. Toutefois, rien ne fut accompli et l'ancienne école tomba en décrépitude. La moisissure rongeait le tout. C'est alors qu'en 2015 il fut décidé de la démolir. À l'été 2016, l'école Arthur-Pinet n'était plus qu'un souvenir du passé...
À suivre - Le prochain billet portera sur ceux et celles qui ont enseigné et travaillé dans cette école.
jeudi 22 septembre 2016
Grandir à l'école Arthur-Pinet - Introduction
Qui se souvient des années 1990? Vous vous rappelez surement les beaux habits d'hiver aux couleurs fluo qui faisaient contraste à la neige blanche ou grise? Ou peut-être avez-vous déjà eu la coupe Longueuil (aussi communément appelé le "Mullet") ou bien la coupe champignon (qui était unisexe)? Vous souvenez-vous des nouilles en paquet qu'on faisait bouillir dans l'eau et qui étaient très délicieuses (mais très salées)? Ou bien, simplement du Canal Famille, avec ses émissions variées? Ce sont tous des souvenirs qui m'ont marqué dans les années 1990.
Cela dit, parmi mes plus beaux souvenirs de vie ont été passé dans un édifice que beaucoup d'entre vous avez fréquenté, l'École Arthur-Pinet! Établie en 1960 (construite, oui, mais je préfère le verbe établie, car il s'agit de plus qu'un édifice), elle a subi des rénovations majeures à la fin des années 1980, pour ensuite être abandonnée en 2011 et finalement démolie en 2016.
Cet édifice, malgré que peu d'entre nous le savaient à l'époque, abritait parmi les meilleurs enseignants que nous aurions pu avoir, des gens qui croyaient en nous, qui nous aimaient, qui voulaient rendre nos vies meilleures. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons appris à lire, à vivre ensemble, à jouer, à aimer. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons connu nos premiers échecs et que nous nous sommes remis sur pied. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons laissé notre doux foyer pour commencer notre parcours dans le monde. C'est ici que toute la communauté convergeait, la municipalité, l'église (et la paroisse), les pompiers, etc. Or, cette convergence amena à former les bases de qui nous sommes.
Alors, dans les prochains mois (il faudra être patient, car j'ai plusieurs projets sur la table en ce moment) je préparerai une série de billets sur l'École Arthur-Pinet. Si comme moi, vous avez eu un pincement au coeur lorsque l'édifice fut détruit; si vous avez encore de beaux souvenir de cette école et des gens qui la fréquentaient; ou même, si vous désirez en savoir plus sur les années 1990 et la vie dans une petite communauté comme Eel River Crossing, ces billets sont pour vous!
À suivre! - La prochaine fois, je vous propose un billet de mise en contexte sur l'environnement de l'école, c'est-à-dire, la vie à Eel River Crossing dans les années 1990, avec quelques faits, exactement comme je l'ai connue.
| L'école Arthur-Pinet, probablement au début des années 2000. |
Cela dit, parmi mes plus beaux souvenirs de vie ont été passé dans un édifice que beaucoup d'entre vous avez fréquenté, l'École Arthur-Pinet! Établie en 1960 (construite, oui, mais je préfère le verbe établie, car il s'agit de plus qu'un édifice), elle a subi des rénovations majeures à la fin des années 1980, pour ensuite être abandonnée en 2011 et finalement démolie en 2016.
Cet édifice, malgré que peu d'entre nous le savaient à l'époque, abritait parmi les meilleurs enseignants que nous aurions pu avoir, des gens qui croyaient en nous, qui nous aimaient, qui voulaient rendre nos vies meilleures. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons appris à lire, à vivre ensemble, à jouer, à aimer. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons connu nos premiers échecs et que nous nous sommes remis sur pied. C'est ici que beaucoup d'entre nous avons laissé notre doux foyer pour commencer notre parcours dans le monde. C'est ici que toute la communauté convergeait, la municipalité, l'église (et la paroisse), les pompiers, etc. Or, cette convergence amena à former les bases de qui nous sommes.
Alors, dans les prochains mois (il faudra être patient, car j'ai plusieurs projets sur la table en ce moment) je préparerai une série de billets sur l'École Arthur-Pinet. Si comme moi, vous avez eu un pincement au coeur lorsque l'édifice fut détruit; si vous avez encore de beaux souvenir de cette école et des gens qui la fréquentaient; ou même, si vous désirez en savoir plus sur les années 1990 et la vie dans une petite communauté comme Eel River Crossing, ces billets sont pour vous!
À suivre! - La prochaine fois, je vous propose un billet de mise en contexte sur l'environnement de l'école, c'est-à-dire, la vie à Eel River Crossing dans les années 1990, avec quelques faits, exactement comme je l'ai connue.
jeudi 7 juillet 2016
Le succès au bout du chemin, un regard en arrière sur l'an 2006 - La vie quotidienne en 2006
Lorsqu'on écrit, on a un but précis dans la tête. Si vous m'avez lu depuis le début, il y a quelques semaines, vous savez sûrement compris que mon blogue cherche principalement à répondre à une question. Voici la question : "comment était la vie en 2006?" Bien que dans ma philosophie personnelle je croie qu'il soit possible de remonter le temps (car le temps n'est qu'une mesure relative de l'Éternité, je vous épargne le reste), nous pouvons quand même remonter dans nos souvenirs, sans machines.

À quelques jours seulement de la rencontre du 10e anniversaire des finissants AQV 2006, j'aimerais compléter ce voyage avec un retour sur la vie quotidienne en 2006, quelque chose comme un jour dans la vie d'un élève de l'École Aux-quatre-vents de Dalhousie en 2006. Ensuite, je repasserai au travers des événements de juin 2006 qui ont officialisé la fin de notre secondaire.
Les autobus nous amènent à l'école. Denis, John, Alvin, Henri et autres font leur trajet. Dans les sièges, les gens se racontent des histoires. Que s'est-il passé la fin de semaine dernière? Quel film joue? Combien as-tu fait sur ton dernier test de math?
Arrivée à l'école. Les gens se rassemblent dans la cafétéria ou le long des bancs près de l'escalier principal. On entend Chantal marcher avec ses talons hauts. Yvan, Jefferson et Michel discutent en lisant l'Acadie Nouvelle. Encore une fois, les gens socialisent. Un petit couple s'embrasse près de l'auditorium. D'autres iront faire un tour dans les "shops" travailler sur des projets personnels et certains iront à la salle de jeux. Peut-être jouer une partie de "Magic" contre André-Marc? Pourquoi pas?
La cloche sonne. Les gens courent à leur casier chercher leur cartable. Deuxième cloche. Tout le monde doit être en classe. On entend les enseignants discuter. Le conditionnel avec Jocelyne, sinus cosinus tangente avec Serge, les cations et les anions avec Patrick, The Outsiders avec Scott, etc. La cloche sonne. Les élèves se lèvent et vont à leur deuxième période. Devoirs, recherches sur l'ordinateur, expériences, coloriage, socialisation, etc. Temps pour la pause! Les gens se dépêchent et vont chercher leur collation. Les 15 minutes filent. La cloche sonne, temps pour la 3e période.
Vient enfin le dîner. Voyons voir ce que Dorine, Sylvie et Irène nous ont préparé. D'autres personnes vont directement aux tables et mangent un repas préparé à la maison. Une ligne se forme au micro-ondes. Certains élèves marchent au Subway ou au dépanneur. Après avoir mangé, certains s'en vont finir leur devoir de math à la bibliothèque, d'autres vont jouer de la musique dans la classe à Jos, une partie de Dungeon & Dragons a lieu dans la salle de jeux. Quelques élèves iront dehors pour une promenade, peut-être pour profiter du beau temps ou bien pour fumer une cigarette dans le sentier de la montagne, etc. Le Conseil des Élèves se rassemble. Quelles seront les activités de fin d'année? Pourquoi pas une bataille de "balounes" d'eau? Pourvu que ça ne dérange pas les classes!
Périodes 4 et 5 commencent. Peut-être biologie avec Jackie, IPEJ avec Denis Morin ou soudure avec Marco? Dans le gymnase, Yvan fait jouer des élèves au badminton. Dans le local d'ordinateurs, Joan enseigne comment taper à l'aide d'un clavier. De son côté, René et ses élèves des cours pratiques préparent des projets de fin d'année.
La cloche sonne. La journée est finie! Tout le monde rentre à la maison. Certains reprennent les autobus, d'autres prennent la voiture. Un élève va mettre de l'essence et payera 30 $ pour remplir sa voiture à 1,06 $ le litre (autour du printemps et de l'été 2006, le prix de l'essence fluctue autour de 1 $ à 1,10 $ le litre - je n'ai pas trouvé les chiffres exacts pour Dalhousie, mais la moyenne provinciale est autour de ces chiffres).
Certains d'entre nous iront directement à la maison, d'autres se dirigeront vers le travail. Beaucoup travailleront dans des épiceries, comme chez SaveEasy à Balmoral ou à Dalhousie, chez J.A. Épicerie 2000 à Eel River, au Price Shoppers à Dalhousie, chez d'autres commerces comme P.G. Sports, Pharmasave, Shoppers Drug Mart, etc. Si ce n'est que parler des sports, des leçons de piano, de la danse, etc. Finalement, après avoir bien mangé, bien travaillé (ou relaxé), complété une heure de devoirs, c'est le temps d'aller dormir pour une autre journée exitante à l'école AQV.
Le but de l'activité était de passer une nuit complète à faire des activités sans inclure aucune consommation d'alcool ou de drogue. Elle a eu lieu à la fin mai 2006, une semaine après le congé de la Reine. Même le café était déconseillé. Voici le plan de la soirée (désolé, les heures m'échappent) :
La messe des finissants était l'occasion de mettre un peu de spirituel et de religieux dans le fait de terminer notre secondaire. Par exemple, pour recevoir quelques bénédictions pour que le succès soit réellement au bout du chemin. La messe a été célébrée par deux prêtres, le Père Lanteigne de Balmoral et le Père Landry de Dalhousie et elle avait lieu en l'Église St-Benoît de Balmoral. Elle a été célébrée lors d'une journée très chaude, le dimanche de la fête des pères. Des offrandes pour chacun des sujets ont été offertes. Beaucoup de gens étaient allés se baigner aux chutes de Charlo après la messe.
Voici un extrait de la chorale des finissants :

La remise des diplômes avait lieu à l'école dans l'après-midi du 24 juin 2006. C'était le moment de donner les diplômes à chacun des élèves de l'école, ainsi qu'une variété de prix et de bourses. Chacun d'entre nous avions notre toge rouge ainsi que nos beaux chapeaux. Vous souvenez-vous du lancer des chapeaux? Du sentiment mixte de savoir que nous avions accompli quelque chose, mais en même temps que nous allions nous séparer?
Notre invité était René Arseneault, avocat et musicien de Balmoral. Il nous a livré un discours très motivant. René Arseneault aussi a fait son chemin, car il est maintenant député fédéral de Madawaska-Restigouche sous le gouvernement libéral de Justin Trudeau. Je n'ai pas mémoire de son discours, mais je sais qu'il nous a dit qu'il y avait plusieurs chemins.
Également, Jenda Boissonneault a lu un excellent discours qu'elle a elle-même composé. Ce discours parlait de l'importance de nos années scolaires, de nos valeurs acquises et sur le fait que nos chemins se recroiseront un jour. À lire à la page 72 de votre album souvenir.
Une fois que la cérémonie était terminée, les étudiants se rassemblaient dans des réceptions privées, pour ensuite finir au party, à Balmoral, chez Caroline Cormier. Peut-être y aviez-vous assisté?
Le bal était un moment mémorable pour s'habiller chic et célébrer nos succès amoureux ou amicaux de l'école. C'était le moment de montrer les beaux habits et les belles robes, ainsi que de prendre de très belles photos. Certains d'entre nous sont allés seuls, d'autres accompagnés.
À la suite du défilé s'ensuivit une danse à l'école. La danse était l'occasion de s'asseoir, de socialiser et même d'avoir une petite valse avec quelques filles ou garçons.
Après le bal, il y avait le party dans le "pit" sur la rue Bernard. Il fallait conduire sur une route de terre pour se rendre dans une ancienne gravière, où l'on avait installé un système de son avec de la musique ainsi que des toilettes chimiques. Heureusement, la pluie ne fut pas au rendez-vous et il faisait très beau.
Aujourd'hui, peut-être regardez-vous en arrière et vous vous posez la question, "qu'ais-je accompli?" Si c'est le cas, rappelez-vous que votre vie est à ses débuts. Il est encore assez tôt pour trouver l'amour de votre vie, l'emploi de rêve ou même, d'aller aux études pour obtenir le diplôme tant recherché. Certaines personnes vont aux études à 50 ans, trouvent l'âme soeur après de nombreuses relations infructueuses, font le tour du monde avant 40 ans, etc. Quel que soit votre rêve ou vos rêves, si vous avez la capacité de lire ceci par vous-même, en allumant la console requise par vous-même, vous êtes encore capable de trouver le succès à vos rêves.
Nous n'avons pas encore trente ans. Nous avons accompli beaucoup pendant 10 ans, même si ce n'est que de mieux comprendre qui nous sommes et comment le monde fonctionne autour de nous. Nous avons eu de beaux moments, peut-être même des moments où la souffrance nous a jeté par terre. Mais nous nous sommes relevés. La route n'est pas toujours droite, souvent sinueuse et longue comme diraient les Beatles dans leur chanson "The Long and Winding Road".
Peu importe... Nous y sommes toujours et l'important, c'est de toujours aller de l'avant. Le succès est au bout du chemin, mais dans la vie il y a plusieurs chemins qu'on doit prendre. La route n'est pas uniforme non plus. Il y aura des obstacles et nous tomberons certes. Mais tenez bon! Relevez-vous et continuez votre route. Et en attentant, comme le disait Céline dans sa chanson, je ne vous oublie pas.
À quelques jours seulement de la rencontre du 10e anniversaire des finissants AQV 2006, j'aimerais compléter ce voyage avec un retour sur la vie quotidienne en 2006, quelque chose comme un jour dans la vie d'un élève de l'École Aux-quatre-vents de Dalhousie en 2006. Ensuite, je repasserai au travers des événements de juin 2006 qui ont officialisé la fin de notre secondaire.
Récit d'une journée en 2006
Le radio-réveil s'allume. C'est le matin. On entend Jean-Guy Landry sur les ondes de CIMS 104 FM. Il y annonce une belle journée. Il va faire beau en ce jour de juin 2006. Aussi, on y joue une chanson des Caïn, Embarque ma Belle, suivie des Cowboys Fringants, Les Étoiles filantes. Juste le temps de déjeuner et de s'habiller, temps de partir pour l'école.Les autobus nous amènent à l'école. Denis, John, Alvin, Henri et autres font leur trajet. Dans les sièges, les gens se racontent des histoires. Que s'est-il passé la fin de semaine dernière? Quel film joue? Combien as-tu fait sur ton dernier test de math?
Arrivée à l'école. Les gens se rassemblent dans la cafétéria ou le long des bancs près de l'escalier principal. On entend Chantal marcher avec ses talons hauts. Yvan, Jefferson et Michel discutent en lisant l'Acadie Nouvelle. Encore une fois, les gens socialisent. Un petit couple s'embrasse près de l'auditorium. D'autres iront faire un tour dans les "shops" travailler sur des projets personnels et certains iront à la salle de jeux. Peut-être jouer une partie de "Magic" contre André-Marc? Pourquoi pas?
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| L'école AQV en 2005 |
Vient enfin le dîner. Voyons voir ce que Dorine, Sylvie et Irène nous ont préparé. D'autres personnes vont directement aux tables et mangent un repas préparé à la maison. Une ligne se forme au micro-ondes. Certains élèves marchent au Subway ou au dépanneur. Après avoir mangé, certains s'en vont finir leur devoir de math à la bibliothèque, d'autres vont jouer de la musique dans la classe à Jos, une partie de Dungeon & Dragons a lieu dans la salle de jeux. Quelques élèves iront dehors pour une promenade, peut-être pour profiter du beau temps ou bien pour fumer une cigarette dans le sentier de la montagne, etc. Le Conseil des Élèves se rassemble. Quelles seront les activités de fin d'année? Pourquoi pas une bataille de "balounes" d'eau? Pourvu que ça ne dérange pas les classes!
Périodes 4 et 5 commencent. Peut-être biologie avec Jackie, IPEJ avec Denis Morin ou soudure avec Marco? Dans le gymnase, Yvan fait jouer des élèves au badminton. Dans le local d'ordinateurs, Joan enseigne comment taper à l'aide d'un clavier. De son côté, René et ses élèves des cours pratiques préparent des projets de fin d'année.
La cloche sonne. La journée est finie! Tout le monde rentre à la maison. Certains reprennent les autobus, d'autres prennent la voiture. Un élève va mettre de l'essence et payera 30 $ pour remplir sa voiture à 1,06 $ le litre (autour du printemps et de l'été 2006, le prix de l'essence fluctue autour de 1 $ à 1,10 $ le litre - je n'ai pas trouvé les chiffres exacts pour Dalhousie, mais la moyenne provinciale est autour de ces chiffres).
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| Carrefour et escalier principal |
Certains d'entre nous iront directement à la maison, d'autres se dirigeront vers le travail. Beaucoup travailleront dans des épiceries, comme chez SaveEasy à Balmoral ou à Dalhousie, chez J.A. Épicerie 2000 à Eel River, au Price Shoppers à Dalhousie, chez d'autres commerces comme P.G. Sports, Pharmasave, Shoppers Drug Mart, etc. Si ce n'est que parler des sports, des leçons de piano, de la danse, etc. Finalement, après avoir bien mangé, bien travaillé (ou relaxé), complété une heure de devoirs, c'est le temps d'aller dormir pour une autre journée exitante à l'école AQV.
Les activités des finissants
Finissants sans accidents
- Arrivée à l'école (19 h)
- Quilles aux allées de Bowling des Lions, à Campbellton
- Repas de 11 h au Dairy Queen d'Atholville.
- Baignade de minuit à la fontaine du saumon, Campbellton (et voyez que je n'ai pas dit bain de minuit, car cela fait toute la différence! :P)
- Retour à l'école, activités variées.
- Billard au Dooly's de Dalhousie (2 h - 4 h)
- Retour à l'école, activités diverses.
- Baignade au Recreaplex (6 h)
- Déjeuner à l'école (7 h 30)
- Départ (8 h 30)
Messe des finissants
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| Messe des finissants |
Voici un extrait de la chorale des finissants :
Remise des diplômes
La remise des diplômes avait lieu à l'école dans l'après-midi du 24 juin 2006. C'était le moment de donner les diplômes à chacun des élèves de l'école, ainsi qu'une variété de prix et de bourses. Chacun d'entre nous avions notre toge rouge ainsi que nos beaux chapeaux. Vous souvenez-vous du lancer des chapeaux? Du sentiment mixte de savoir que nous avions accompli quelque chose, mais en même temps que nous allions nous séparer?
Également, Jenda Boissonneault a lu un excellent discours qu'elle a elle-même composé. Ce discours parlait de l'importance de nos années scolaires, de nos valeurs acquises et sur le fait que nos chemins se recroiseront un jour. À lire à la page 72 de votre album souvenir.
Une fois que la cérémonie était terminée, les étudiants se rassemblaient dans des réceptions privées, pour ensuite finir au party, à Balmoral, chez Caroline Cormier. Peut-être y aviez-vous assisté?
Bal
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| Décor du bal |
À la suite du défilé s'ensuivit une danse à l'école. La danse était l'occasion de s'asseoir, de socialiser et même d'avoir une petite valse avec quelques filles ou garçons.
Après le bal, il y avait le party dans le "pit" sur la rue Bernard. Il fallait conduire sur une route de terre pour se rendre dans une ancienne gravière, où l'on avait installé un système de son avec de la musique ainsi que des toilettes chimiques. Heureusement, la pluie ne fut pas au rendez-vous et il faisait très beau.
Les autres activités non-officielles
D'autres fêtes et événements ont eu lieu lors des célébrations des finissants 2006. Parmi tant d'autres, citons les partys privés et la descente de la rivière Restigouche. Avez-vous des souvenirs de ces événements?En conclusion
Juin 2006 aura été pour beaucoup une des plus belles périodes de nos vies. C'est le cas pour moi (bien qu'il y en eût d'autres!). C'était un temps où l'on passait de l'adolescence à l'âge adulte, qu'on était jeune et qu'on avait toute la vie devant nous. C'était maintenant le temps de choisir la route de nos rêves et de les accomplir.Aujourd'hui, peut-être regardez-vous en arrière et vous vous posez la question, "qu'ais-je accompli?" Si c'est le cas, rappelez-vous que votre vie est à ses débuts. Il est encore assez tôt pour trouver l'amour de votre vie, l'emploi de rêve ou même, d'aller aux études pour obtenir le diplôme tant recherché. Certaines personnes vont aux études à 50 ans, trouvent l'âme soeur après de nombreuses relations infructueuses, font le tour du monde avant 40 ans, etc. Quel que soit votre rêve ou vos rêves, si vous avez la capacité de lire ceci par vous-même, en allumant la console requise par vous-même, vous êtes encore capable de trouver le succès à vos rêves.
Nous n'avons pas encore trente ans. Nous avons accompli beaucoup pendant 10 ans, même si ce n'est que de mieux comprendre qui nous sommes et comment le monde fonctionne autour de nous. Nous avons eu de beaux moments, peut-être même des moments où la souffrance nous a jeté par terre. Mais nous nous sommes relevés. La route n'est pas toujours droite, souvent sinueuse et longue comme diraient les Beatles dans leur chanson "The Long and Winding Road".
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| Un chemin (Batoche, SK) |
Peu importe... Nous y sommes toujours et l'important, c'est de toujours aller de l'avant. Le succès est au bout du chemin, mais dans la vie il y a plusieurs chemins qu'on doit prendre. La route n'est pas uniforme non plus. Il y aura des obstacles et nous tomberons certes. Mais tenez bon! Relevez-vous et continuez votre route. Et en attentant, comme le disait Céline dans sa chanson, je ne vous oublie pas.
Et deux faits en prime!
- En 2006, 100 $ pouvait acheter l'équivalent de 117,40 $ en 2016. (variation de 17,4 %).
- En 2006, le salaire minimal au NB était de 6,20 $ (c'est probablement le salaire qu'on vous payait pour travailler).
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